OrelSan

Retour sur « Perdu d’Avance » d’OrelSan

Ce samedi 16 février le premier album d’OrelSan intitulé Perdu d’Avance fêtait ses dix ans. C’est donc l’occasion de revenir sur cet album, sorti en 2009, qui a lancé la carrière du rappeur caennais.

Cet album possède quatorze morceaux pour autant de classiques. Dans cet article on aura pas le temps de revenir sur chacun de ses morceaux, mais on va se concentrer sur cinq sons en particulier qui seront « Changement », « Différent », « Perdu d’Avance », « Jimmy Punchline » et « La Peur de l’Échec ».

OrelSan

Source & Crédits : ©7th Magnitude

« Changement »

Putain !

Plus j’avance, plus j’grandis, plus j’comprends rien…

Après « Étoiles Invisibles » qui lance l’album sur une ambiance assez pesante, on change complètement de thème et de tempo. « Changement » fait partie des morceaux d’OrelSan qu’il faut absolument avoir écouté. Rien que l’introduction, que vous pouvez lire ci-dessus, vous annonce tout de suite le thème de la musique. Le rappeur va ici décrire l’époque dans laquelle il vit en la comparant de temps à autre à l’époque de sa jeunesse. Ce morceau est sans aucun doute possible l’un de ses plus gros à ce jour.

Après nous avoir parlé du changement, OrelSan va nous raconter ses soirées avec ses amis dans « Soirée ratée », pour finalement rapper sur sa différence.

« Différent »

Nous on s’en bat les couilles de c’que disent les gens
On vit pas dans l’même monde, on est différents
J’suis resté beaucoup trop longtemps à cirer l’banc
Si j’rentre sur le terrain, ça devient dangereux pour les deux camps

« Différent » fait aussi partie des classiques d’OrelSan, au même titre que « Changement ». Ici, grosso modo, le rappeur va insister sur le fait qu’il assume entièrement d’être différent des gens « normaux ». Il expose ici qu’il continuera quand même à faire ce qu’il aime peu importe le regard des gens dessus. Le clip revient d’ailleurs plus en profondeur sur ça en le faisant arrêter au début par des membres du GIGN tandis qu’il fredonne « Sale Pute ». Une manière subtile de dire qu’il s’en bat les couilles du procès et de ce que les personnes lambdas en pensent. Une « belle » morale dirons nous. En tout cas le côté je-m’en-foutiste du rappeur ressort très bien ici.

A la suite de cette musique OrelSan nous dira qu’il est un « No Life », et il dédicace ce son à tous ceux qui sont comme lui. Puis il dérive sur « Pour le pire », où il dit à une fille que finalement il ne lui apportera que des malheurs, au moins il a le loisir d’être honnête.

« Perdu d’Avance »

Si tu connais l’refrain par cœur : chante-le pour moi
Ça fait dix ans que j’rappe, et j’assume toujours pas

Ce titre fait partie de ceux dont on ne sait pas vraiment le but. Finalement le rappeur ici nous décrit que de toute façon il n’arrivera à rien dans cette vie, de par son immaturité par exemple, ou de son manque de volonté. Mais on ne peut s’empêcher de ressentir à certains moments de la musique qu’il s’en fiche un peu. C’est pourquoi ce son est assez contradictoire, mais il reste très bon car il représente très bien qui est OrelSan.

A ce son s’enchaine « Gros Poissons dans une Petite Mare » qui critique les personnes qui se donnent trop d’importance, puis « Logo dans le Ciel » qui est le son commercial de l’album comme il le dit. Le son suivant celui-ci, « 50 Pourcents », revient sur le fait qu’il est peut-être le père d’un des enfant d’une de ses anciennes conquêtes. Enfin nous arrivons sur un son où il nous sort une nouvelle personnalité : Jimmy Punchline.

« Jimmy Punchline »

Continue d’rapper des mythos, tu l’fais si bien
Tu parles de douilles et d’plombs, mais t’es électricien

Beaucoup donnent le statut de classique à cette musique, et à raison. Quand OrelSan parle du « OrelSan du début » il ne fait nul doute qu’il faisait référence à Jimmy Punchline. Le rappeur de Caen y enchaine punchline sur punchline, plus ou moins crues, sans jamais s’arrêter. Bref ce son c’est trois minutes de pur bonheur et une sorte de pause dans l’album avant que l’on retourne à des sujets plus sérieux.

« Entre Bien et Mal » est une collaboration avec Gringe, avec qui il forme les Casseurs Flowteurs, et le titre est un parfait résumé de la musique, pas besoin d’en dire plus. « Courez Courez » est l’avant-dernier son de l’album et raconte que le rappeur ne se fera jamais rattraper par ceux qui le coursent, c’est peut-être une référence à son procès.

« La Peur de l’Échec »

Souvent, j’ai peur de l’ennui, j’ai peur d’avoir aucune raison d’me plaindre
Pourtant j’me sens triste tout le temps, j’me sens vide

OrelSan finit sur une note très personnelle. Il raconte toutes ses angoisses par rapport à sa vie en général. Ce son est le plus sombre de l’album. Ici le rappeur enlève son masque et se dévoile à nu à ses auditeurs. Autant que le changement entre ce son là et les précédents est présent, si présent qu’on a l’impression d’écouter un autre artiste. Il parle de toutes ses peurs, les filles, la musique, le travail, etc. Tout y passe.

OrelSan conclut son premier album de la plus belle des manières et autant dire que ce premier opus a marqué beaucoup de personnes à l’époque. Après tout on a ici un rappeur qui vient d’une ville assez paumée, mais surtout qui est différent de la plupart des rappeurs de l’époque. Aujourd’hui encore le rappeur caennais sévit et il est de plus en plus productif, en espérant que ça dure encore quelques années.

Share

Sorti tout droit de la cambrousse pour vous faire découvrir mes innombrables passions.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP Facebook Auto Publish Powered By : XYZScripts.com