Dororo

Fin de saison pour l’anime de Dororo !

Commencé le 7 janvier 2019, Dororo s’est finalement achevé ce lundi 24 juin. Une histoire tragique, qui nous aura tenu en haleine tout du long de sa diffusion…

Vous en avez peut-être entendu parler, après tout il a beaucoup fait parler de lui : l’anime Dororo a beaucoup plu. Réadaptation d’un très ancien manga, il nous plonge dans une époque bien sombre, celle de Sengoku.

Plus d’informations sur Dororo

Dororo est, à la base, un manga composé de 4 volumes. Édité en 1968 au Japon, il n’arrivera chez nous qu’en 2006, aux éditions Delcourt. Mais en attendant, la série avait déjà eu droit à son adaptation animée en 1969, nommée Dororo to Hyakkimaru et composée de 26 épisodes. Osamu TEZUKA a écrit et dessiné le manga, on lui doit d’ailleurs de nombreux succès. Nous pourrions citer le fameux Le Roi Léo, Astroboy ou encore Black Jack.

Côté anime, l’ancien était adapté par les studios Mushi Production, qui ont également fait Ashita no Joe pour ne citer que lui. Le nouveau quant à lui est produit par Tezuka Productions (Young Black Jack, Atome : The Beginning ou Dagashi Kashi) et MAPPA (Terror In Resonnance, Gambling School, Yuri!!! On Ice…). Enfin, la nouvelle série possède deux openings et deux endings. Le premier opening se nomme : « Kaen (火炎) » par Ziyoou-vachi, le second simplement « Dororo » par ASIAN KUNG-FU GENERATION. Quant aux endings, le premier s’intitule Sayonara Gokko et est fait par amazarashi et le deuxième est « Yamiyo » par Eve, un utaite.

Hyakkimaru est infirme : 48 parties de son corps ont été vendues à autant de démons avant sa naissance. Rafistolé par un chirurgien compatissant, adolescent, il se découvre d’étranges pouvoirs psychiques. Accompagné de Dororo, un petit voleur espiègle, il arpente le Japon à la recherche d’un endroit où vivre en paix… affrontant au passage esprits et forces obscures.

Un ancien anime surprenant

En apprenant que cet anime est l’adaptation d’une ancienne série, on a le droit d’avoir quelques appréhensions. Non pas que les anciennes séries soient mauvaises, loin de là, mais entre temps beaucoup d’animes sont sortis, et l’on a donc peur d’une impression de déjà-vu, les nouveaux s’inspirant souvent des anciens. Cependant, Dororo surprend en ce sens, et sort des sentiers battus.

Le début de l’anime notamment déconcerte. L’on suit un personnage muet, sourd, aveugle, sans aucun sens. Il est très difficile de deviner à quoi il pense. Le personnage déstabilise, et en devient vraiment attachant. D’autant qu’il est rapidement accompagné par Dororo, qui est dans la même incompréhension que nous, mais continue cependant de le suivre. Leur relation est très particulière et attachante, et, bien que par la suite l’anime se retrouve plus prévisible, il reste très bon.

La fête est finie

Dororo nous entraîne dans une chasse aux démons, à la recherche du corps de Hyakkimaru. Dans la période de Sengoku, la vie est difficile à mener. Guerre, famine, épidémie… Dans ce monde en décomposition, Dororo et Hyakkimaru vont essayer de s’y faire une place. C’est un univers très dur auquel nous avons affaire, notamment en voyant le nombre de morts que l’anime comporte. Face à une problématique quasiment impossible, il faut faire un choix. Continuer à tuer tous les démons pour récupérer le corps entier de Hyakkimaru, ou abandonner cette quête et sacrifier Hyakkimaru, afin de ne pas condamner le pays à sa déchéance ?

L’anime est un véritable déchirement de relations. Face à un père détestable, un frère qui finit par suivre les idéaux de son père, et une mère profondément désolée mais incapable de changer quoi que ce soit, Hyakkimaru va devoir affronter sa propre famille pour récupérer ce qui lui appartient. Dororo est un bon anime, avec des relations déchirantes et dramatiques néanmoins cohérentes et qui ne cherchent pas forcément à mettre en valeur Hyakkimaru, au contraire.

Quelques défauts

On pourrait cependant reprocher une animation qui a tendance à être assez inégale, se dégradant dans certains épisodes, le pire étant sans doute aux alentours du 15.

A côté, on pourrait aussi se demander si quelques moments n’ont pas été accélérés, raccourcis, pour faire rentrer le tout dans 24 épisodes. La fin surtout, paraît particulièrement rapide et aurait peut-être mérité un peu plus de temps d’écran.

En conclusion

Dororo est un excellent anime qui réadapte une série de 1968 et nous permet de la découvrir avec un renouveau dans le design, ce qui est loin d’être déplaisant. Possédant un côté très dramatique, dur et froid, il est parfait pour les personnes en quête de frissons, de relations profondes et d’affrontements qui, en plus d’être spectaculaires, ont un sens particulier. Nos deux personnages évoluent tout du long des 24 épisodes que contient l’anime et, jusqu’à la fin, quelques doutes persistent. « Comment cette histoire peut-elle « bien » finir », par exemple.

Si Dororo vous tente, il est disponible sur Amazon Prime Video. N’hésitez pas à tenter l’expérience, il est à voir.
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EiramMug, rédactrice MugMoi, pour vous servir !

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