Celle que je suis, manga

« Celle que je suis » arrive très bientôt en France !

Akata a fait l’annonce d’une de ses nouveautés pour 2019. Ce manga parlera du parcours d’une femme trans. Son nom ? Celle que je suis.

Akata propose des titres divers et variés. Allant de Magical Girl Holy Shit à Perfect World, la maison d’édition se montre très impliquée dans toutes sortes de causes. Avec l’édition de Perfect World par exemple, ce manga montrant les différents aspects de vie d’un handicapé : ses difficultés, ses peurs, ses doutes, mais aussi le regard d’autrui. Et Akata défend aussi la cause LGBT+ : d’abord avec Le Mari de Mon Frère, ou avec l’excellent Éclat(s) d’âme. Pour 2019, l’équipe récidive en proposant un nouveau titre sur la transidentité : Celle que je suis.

Le manga

Années quatre-vingt, Tokyo. Yûji Manase est étudiant. Mais il vit au quotidien avec deux secrets dont il n’a jamais parlé à personne : d’une part, les sentiments qu’il éprouve pour son ami de longue date Masaki Matsunaga, et de l’autre, le malaise qu’il ressent vis-à-vis de son corps. Un jour, Yûji pose la main sur une robe que sa sœur a laissée dans son appartement, sans savoir que cet acte allait bouleverser sa vie…

Akata nous explique que ce premier résumé est genré au masculin parce que l’héroïne ne se considère pas encore comme une femme. Cependant dès le tome 2, le genre sera bel et bien féminin. La série se terminera par ailleurs avec ce deuxième tome. Chaque tome sera disponible pour 7,95 euros, et le premier tome sortira le 10 janvier. Écrit par MORIHASHI Bingo, qui a été acteur de plusieurs scénarios des jeux Devil May Cry et dessiné par KOKO Suwaru, spécialisée dans les Boy’s Love, le manga promet d’être brillant !

Celle que je suis, manga, page

Source & Credits : Facebook d’Akata

Un sujet encore délicat

Dans le résumé, il est dit que nous nous situons dans les années 80, et que le sujet à cet époque était peu développé, difficile à aborder. Il est cependant important de souligner qu’aujourd’hui encore, bien que la communauté gay et lesbienne soit bien plus acceptée, il n’en est pas de même pour la communauté trans. Toujours invisibilisée, certains les considèrent toujours comme des erreurs, des malades, ou des gens « dégoûtants », et ce de manière bien plus fréquente que pour la communauté LG. Ce constat est d’autant plus flagrant lorsqu’il est question des femmes trans, qui sont encore moins acceptées et vues que les hommes trans.

Les attentes pour ce manga sont donc plutôt élevées. Il va être question de montrer le quotidien d’une personne en plein questionnement sur son identité, sur sa dysphorie, mais surtout de faire ouvrir les yeux sur la transidentité. D’arriver à faire comprendre aux lecteurs cis ce que cela représente, ce que cela signifie, mais surtout, que la transidentité n’est pas aussi « bizarre » qu’ils ne peuvent le penser.

Ce manga fait écho au film Girl sorti plutôt récemment, qui a vivement fait parler de lui. Si il a été plutôt apprécié des cisgenre, la communauté trans n’était pas du même avis. Le film faisait à son goût ressortir une souffrance bien surréaliste, ne montrant que les mauvais côtés de ce changement. La mutilation omniprésente rendait le film juste glauque, presque dérangeant, là où il existe plusieurs autres aspects plus heureux, qu’une éternelle souffrance dans un corps qui ne convient pas. Nous avons donc grand espoir que Celle que je suis ne tombe pas dans le même schéma que Girl.

Avec la fin d’Éclats d’âme, qui abordait aussi le sujet mais sous d’autres angles, vous laisserez vous tenter par Celle que je suis ?

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EiramMug, rédactrice MugMoi, pour vous servir !

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