Vice

Critique de « Vice » de Adam McKay

Adam McKay, ayant réalisé majoritairement des comédies et The Big Short en 2015, nous ouvre les yeux sur l’homme politique à la success story la plus folle que les États-Unis ont pu connaitre. C’est celle de Dick Cheney, vice-président sous l’aile de George W. Bush. Et bien que l’histoire prêterait plus à en pleurer, le ton est à la farce !

Les vices du vice-président

Vice

Sources & Credits : allociné.fr

Ma note : 6 / 10

A voir si vous aimez : les histoires vraies mais cachées, les transformations d’acteurs, la politique américaine.

A éviter si vous n’aimez pas : l’humour noir, les satires politiques, les formes inclassables.

Avec Christian Bale (Mowgli), Amy Adams (Justice League), Steve Carell (My Beautiful Boy), Sam Rockwell (Mute),…

De sa jeunesse fougueuse à ses années au sein de la Maison Blanche, Dick Cheney a toujours réussi à se fondre dans le décor. Malin, fallacieux, il va jusqu’à devenir l’homme le plus puissant du pays qui a largement contribué à imposer un nouvel ordre mondial dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui…

 

 

Grave et drôle à la fois…

Vice est un biopic peu ordinaire, qui traite de l’ascension discrète mais vraie du vice-président Dick Cheney. Le portrait de cet homme dévoile sa facette de manipulateur au grand jour, avide de pouvoir dans un milieu de politiques véreux. S’étendant sur des décennies, « Vice » se range à la lisière du documentaire. La narration est limpide et le scénario très chargé en faits mais saupoudré d’humour plus ou moins cinglant.

Bien que le sujet soit fâcheux et prêterait davantage aux larmes, Adam McKay fait le choix de traiter la véracité du sujet à contre-courant, avec des envolées comiques improbables (fausse happy-end, choix des musiques,…) qui transforment ce biopic en une satire politique atypique. Ça apporte une distance et une respiration bienvenues face à cette démonstration surchargée des coulisses de la vie politique américain. L’humour est noir, surtout face à l’incongruité de certaines situations. Mais le portrait reste juste, surtout lorsqu’on observe l’homme dans son intimité et son rapport avec sa femme et ses filles.

Vice

Sources & Credits : allociné.fr

Mais pas inoubliable

Je n’irai pas jusqu’à dire que Vice est le meilleur film de l’année car je pense être passé à côté de nombreux rouages qui rendent ce film si exceptionnel, en tout cas du point de vue des critiques. En effet, le film est extrêmement documenté et je ne pense pas avoir saisi les ambitions de chaque personnage. Je me sentais parfois un peu « paumé » pour être exact.

Sinon, j’ai été bluffé par la prestation de Christian Bale qui est méconnaissable sous cette couche de maquillage et de prothèses. Il ne joue pas Dick Cheney, il est Dick Cheney, d’une façon tout à fait surprenante. Mais j’avoue être moi-même déçu de ne pas être sorti « effrayé » comme le disent les médias. Je me souviens ne pas avoir été emballé par The Big Short, le précédent film du réalisateur, dont la forme et le ton sont vraiment similaires. Donc sans doute n’est-ce pas mon cinéma de prédilection, peut-être est-ce trop thématisé américain pour que j’en perçoive tous les enjeux, mais j’en reconnais les qualités et le toupet de dire tout haut ce qui s’est fait tout bas…

Si Vice remportait un prix…

Meilleur acteur pour Christian Bale ! Bien que le film ait dû se contenter de la statuette du meilleur maquillage…

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Entre les films d'horreur et les films d'auteur, mon coeur balance...

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