Stan & Ollie

Critique de « Stan & Ollie » réalisé par Jon S. Baird

Stan & Ollie est une biopic qui revient sur l’amour fraternel hors-caméra du duo comique le plus célèbre du cinéma, à savoir Laurel et Hardy. C’est une page méconnue du grand public car l’action se passe lors de leur tournée théâtrale à travers l’Angleterre, loin des plateaux de tournage hollywoodien.

Touchant mais pas sûr que ça marque les esprits…

Stan & Ollie

Sources & Credits : AlloCiné.fr

Ma note : 6 / 10

A voir si vous aimez : Laurel et Hardy, le comique de situation et de répétition, les années 50.

A éviter si vous n’aimez pas : les histoires vraies sans grand rebondissement, les mises en scènes classiques.

Avec Steve Coogan (Moi, moche et méchant 3), John C. Reilly (Les Frères Sisters), Shirley Henderson (Okja), Nina Arianda (Florence Foster Jenkins),…

 

En 1953, Laurel et Hardy, artistes vieillissants et oubliés des plus jeunes, traversent l’Angleterre pour monter sur les planches. Leur talent ainsi que leur alchimie leur permet de faire salle comble. C’est lors de cette tournée, loin des plateaux de cinéma, qu’ils vont réaliser à quel point ils comptent l’un pour l’autre.

 

Regard sur les coulisses du vedettariat

Stan & Ollie dévoile les hommes derrière les vedettes, les fissures derrière la complicité, la réalité derrière la fiction. Suite à un plan séquence épique qui nous plonge dans l’âge d’or du cinéma hollywoodien, la prestation de John C. Reilly et Steve Coogan nous percute et remet au gout du jour toute la bonhommie touchante de ce duo mythique. Ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas et qu’on goute à l’humour, tantôt potache, tantôt subtil, de ce film anglais sans prétention. C’est parfois pas très fin mais ça fait souvent sourire. A ce duo talentueux s’ajoute celui de leurs compagnes, Shirley Henderson et Nina Arianda, au caractère bien trempé et aux joutes verbales animées.

Les scènes intimistes entre les deux hommes deviennent naturellement touchantes car exclusives, entre le buddy movie et une bromance pudique mais profondément sincère. Il y a aussi un regard porté sur la célébrité, l’amitié, la dualité, la fin de carrière et ce qui reste d’une vie passée sous les projecteurs. En cela, l’histoire devient mélancolique. Mais l’accent est davantage porté sur la tendresse et la nostalgie de ce tandem comique plutôt que sur le déchirement larmoyant de leurs adieux respectifs. Honnêtement, pour moi, ce sont les acteurs, au service de leurs exigences et par respect pour ces maitres du rire, qui font tout le film.

Stan & Ollie

Sources & Credits : allociné.fr

Mais il y a ce je-ne-sais-quoi qui permettrait au film d’être mémorable, qui manque…

Voilà typiquement le genre de film auquel on a pas grand chose à reprocher mais qui, néanmoins, reste anecdotique, au point qu’on ne s’en souvienne plus le mois suivant. Pourtant, le duo comique fonctionne et promet de beaux sketchs ainsi que des virages émotionnels inattendus. Mais, dans cette virée théâtrale à travers l’Angleterre, alors que Laurel et Hardy sont vieillissants et plus vraiment à la mode, rien n’est marquant ni bouleversant. La biopic, bien qu’agréable à regarder, devient très vite anodine et semble manquer d’étincelles pour nous faire vibrer… Peut-être est-ce la faute d’une mise en scène trop académique ou d’une histoire trop factuelle. J’ai envie de dire : quel coup manqué pour faire un carton plein !

Si Stan & Ollie remportait un prix…

John C. Reilly nommé dans la catégorie meilleur acteur de comédie aux derniers Golden Globes.

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Entre les films d'horreur et les films d'auteur, mon coeur balance...

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