Rémi sans famille

Critique de « Rémi sans famille » réalisé par Antoine Blossier

En cette fin d’année, Rémi sans famille, qui est l’adaptation d’un roman du 19ème siècle, fait profil de conte pour toute la famille. Ce récit d’aventures rappellera sans doute Oliver Twist avec une tonalité plus française mais aussi plus merveilleuse. Un genre pas si courant dans la sphère cinématographique hexagonale et pas si mal réussie !

Un joli conte de Noël

Rémi sans famille

Sources & Credits : allociné.fr

Ma note : 6 / 10

Allez-y si vous aimez : les adaptations de roman, les films jeunesse, les histoires d’époque.

A éviter si vous n’aimez pas : l’esthétisme coloré, « Oliver Twist », les quêtes initiatiques.

Avec Daniel Auteuil (Amoureux de ma femme), Maleaume Paquin, Virginie Ledoyen (MILF), Jonathan Zaccaï (Le grand bain),…

Rémi est orphelin et n’a jamais connu l’identité de ses parents. De fil en aiguilles, il passe d’une mère adoptive aimante à un maitre saltimbanque itinérant qui lui apprendra les vraies valeurs de la vie. Au gré de leur long périple à travers la province française et de leurs multiples rencontres, le secret de ses origines refait surface…

 

 

Une adaptation aux allures de conte

Le roman d’Henri Malot n’est pas un long fleuve tranquille, c’est même un récit sombre, qui initie un jeune orphelin de façon brutale au monde des hommes. En cela, le réalisateur Antoine Blossier surprend car il empreinte la voie du conte d’aventures pour adapter cette histoire au cinéma. Et force est de constater que le résultat témoigne d’un savoir-faire esthétique aux allures féériques, et du coup plutôt séduisant. L’atmosphère ainsi créée apporte une dimension familiale qui réjouira petits et grands en cette période de fin d’année. A la fois tragique et merveilleuse, cette histoire relate d’une enfance bousculée par la quête de ses origines, rejeté et aimé, convoité et apprécié pour sa gentillesse et son talent pour le chant.

Rémi sans famille

Sources & Credits : allociné.fr

Les images sont très belles, tout en y injectant des touches de misère, bien loin des paysages planplan qu’on a l’habitude de voir dans le cinéma français tout public. La musique, elle, rappelle l’imaginaire et les émotions de John Williams ou de Danny Elfman, en moins marquante. Quant aux acteurs, on a le droit à un Daniel Auteuil investi, tantôt mystérieux, tantôt touchant, dans ce rôle de maitre saltimbanque, maitre de vie du jeune Rémi. Ce dernier est d’ailleurs justement interprété par Maleaume Paquin, dont c’est le premier grand rôle.

Un impact émotionnel plutôt anodin

Si tout se profile à merveille en apparence, Rémi sans famille reste une adaptation, une reformulation visuelle d’un roman dense. On sent que le scénario prend de nombreux raccourcis, donnant un côté trop simple et expéditif par moment. Malheureusement, l’émotion n’est donc pas forcément au rendez-vous car le propos n’est pas chargé en force et en complexité. On ne s’attache pas aux personnages, on est pas percuté par les situations qui se regardent sans intensité. On s’ennuierait presque ! L’impact émotionnel aurait pu être bien mieux maitrisé à mon sens au lieu de se limiter à un récit initiatique similaire à Oliver Twist. Très charmant en apparence, l’enjeu se limite à un film coloré pour les fêtes de fin d’année. Dommage !

Si Rémi sans famille remportait un prix…

La réalisation, la musique ou encore les décors et les costumes ont de quoi éveiller notre émerveillement !

 

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Entre les films d'horreur et les films d'auteur, mon coeur balance...

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