Johnny English

Critique de « Johnny English contre-attaque » de David Kerr

Après Johnny English (2003) et Johnny English, le retour (2011), Johnny English contre-attaque marque la troisième aventure loufoque de l’agent spécial anglais interprété par Rowan Atkinson. Imprégné par l’humeur burlesque et décalée de son personnage phare de M. Bean, c’est avec une certaine joie qu’on le retrouve pour un petit moment de détente !

 

Le plaisir non-dissimulé de retrouver Rowan Atkinson

Sources & Credits : allociné.fr

Ma note : 6 / 10

Allez-y si vous aimez : les précédents volets, « M. Bean », les films d’espionnage.

A éviter si vous n’aimez pas : les comédies décalées, les suites.

Avec Rowan Atkinson (Johnny English, le retour), Emma Thompson (My Lady), Olga Kurylenko (L’homme qui tua Don Quichotte), Ben Miller (L’extraordinaire voyage du fakir),…

Agent désormais en retraite, Johnny English est appelé à la rescousse pour sauver l’Angleterre d’une cyber-attaque ayant démasqué tous les agents en service. C’est avec assurance qu’il accepte, sans véritablement comprendre que ses méthodes désuètes ne font pas le poids face à l’enjeu technologique de sa mission.

 

L’épopée cocasse 3.0

Ce n’est pas une grande surprise ! Ni une déception d’ailleurs. On retrouve Johnny English avec plaisir, légèreté et nostalgie, lui qui nous avait déjà fait rire il y a de ça des années. Son côté totalement décalé et à la fois rempli d’assurance promet de très bonnes scènes de (fou) rires où l’obsolescence du personnage se confronte à la technologie innovante, voire menaçante pour l’homme. On retiendra surtout la scène avec le masque de réalité virtuelle, qui est très drôle et originale, ainsi que ses interventions en prof de géographie atypique ou sa prestation de serveur sur les côtes françaises. La brève présence de Charles Dance et Michael Gambon en espions retraités participe pleinement à notre enthousiasme.

Sources & Credits : CNC.fr

C’est dommage que l’ensemble ne procure pas le même effet, notamment lorsque les seconds rôles féminins interviennent. L’ex-James Bond girl Olga Kurylenko se révèle efficace dans le rôle de l’agent secret mais fade lorsqu’il s’agit de faire face au comique sans failles de Rowan Atkinson. Emma Thompson, dont la présence m’a motivé à aller voir ce film, est très bien dans le rôle autoritaire de Premier Ministre mais j’ai été déçu par le manque de couleurs de son personnage. Et Dieu sait qu’une Emma Thompson hilarante face à Johnny English aurait pu nous faire pleurer de rire !

Côté histoire, on se laisse surprendre par un scénario, certes très gentil, mais dont la prévisibilité n’amoindrit pas la qualité générale. Le rythme des gags est soutenu et les codes du film d’espionnage sont toujours malicieusement détournés. Rowan Atkinson reste le clou du spectacle ; potache, fin et parfois même touchant. Ses performances restent emblématiques dans le genre comique à l’image d’un Jacques Tati, d’un Leslie Nielsen ou d’un Charlie Chaplin des temps modernes…

Si « Johnny English contre-attaque » remportait un prix…

Meilleur performance comique pour Rowan Atkinson !

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Entre les films d'horreur et les films d'auteur, mon coeur balance...

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