Glass

Critique de « Glass » réalisé par M. Night Shyamalan

Après un retour triomphant avec The Visit (2015) et Split (2017), M. Night Shyamalan revient avec le film faisant suite à Incassable (2000) et Split, Glass.

1 – Mise en contexte

Glass

Sources & Crédits : IMDb

Initiée en 2000 avec Incassable puis poursuivie en 2017 avec Split, cette trilogie se conclut avec Glass. Alors que la carrière de Shyamalan, après une période à vide, avait reprit un vent de fraîcheur avec The Visit (2015) et Split (2017), il nous livre ici un film qui provoquera surement la division des spectateurs. Quoi que l’on puisse dire, on ne peut contredire le fait que sa trilogie « super-héroïque » est unique en son genre.

2 – Le Scénario

Glass

Sources & Crédits : IMDb

David Dunn, l’homme « incassable », se lance à la poursuite de « La Bête », la personnalité surhumaine de Kevin Wendell Crumb. Elijah Price, le « Bonhomme qui casse », en hôpital psychiatrique depuis 19 ans après avoir commis des attentats pour révéler les pouvoirs de Dunn, attend cet affrontement depuis sa cellule. Cependant, le Dr Ellie Staple veut les réunir pour les libérer de ce qu’elle considère comme un délire, disant que leurs capacités surhumaines ne sont qu’une illusion.

Dans Incassable, M. Night Shyamalan s’amusait à nous faire douter sur la nature réelle de David Dunn (Bruce Willis). De même dans Split sur celle de la fameuse bête, 24ème personnalité de Kevin Wendell Crumb (James McAvoy). Avec Glass il n’est plus question de tourner autour de cette quête d’identité. Et pourtant pendant une bonne partie du film, malgré les phénomènes que l’on avait aperçu dans les précédents films, on en vient à se demander, comme les personnages, si on ne s’est pas trop laissé emporter par ce que le réalisateur voulait que l’on voit.

ATTENTION SPOILERS. Mais il n’en est rien, en effet, contrairement aux deux autres films, Glass est beaucoup plus explicite. Nous connaissons les trois personnages et il s’agit ici des révélations finales de cette trilogie. L’heure est donc au combat final pour la découverte de ces surhommes par le reste du monde. Le film va directement à ses objectifs, ce qui livre des dialogues efficaces. Certains trouveront que le film tourne en rond mais cela est nécessaire à l’ambiance qu’essaye d’installer Shyamalan. Le personnage à l’honneur est clairement Elijah Price(Samuel L. Jackson), pas anodin puisque le titre du film est Glass, l’homme se trouve être un créateur d’êtres aux capacités surhumaines. Les morts des trois personnages sont émouvantes et inattendues, causées d’une part par le plan d’Elijah puis par une société secrète qui empêche les surhumains de se dévoiler au reste du monde. Et au final, comme le dit Mr Glass, il ne s’agit ici que des origines d’un monde rempli de super-héros.

3 – La Réalisation

Glass

Sources & Crédits : IMDb

La réalisation de Shyamalan est, comme le scénario, beaucoup moins implicite pour Glass que pour les deux précédents volets. Il n’en demeure pas moins que l’utilisation des couleurs est toujours soignée, la présence des travellings lents et des plans séquences aussi. Ces techniques permettant de rendre le fantastique réaliste sont aidées par l’utilisation d’effets techniques efficaces et délaissant les effets spéciaux. Les scènes de combats sont crues et intenses mais peuvent gêner par le manque d’ampleur de ces dernières. Mais cela est voulu car on se détacherait du côté réaliste du film. A travers les codes des comics, Shyamalan nous montre qu’il faut croire en nos capacités et que les autres s’efforceront toujours à nous les brider. Il veut que l’on croit en nous mais surtout que les autres croient en nous, cela est montré avec la fin du film. A la fin de la projection, le film nous laisse sur notre faim. Pas étonnant avec ce film où les genres sont mixés, mais plus il repasse dans ma tête plus je me dis que ce film est bon par ce qu’il essaye et veut faire passer.

4 – Conclusion

Glass

Sources & Crédits : 1122.com

Pour terminer, Glass est un film bon selon moi mais qui n’a pas pris encore le temps de mûrir dans mon esprit, d’autres visionnages sont nécessaires pour cela. Malgré ce petit détail, je peux dire que l’ensemble des trois films est exceptionnel, Glass concluant parfaitement ce que serait l’origine d’un nouveau monde. Shyamalan ne devrait techniquement pas revenir à cet univers sauf bien sûr s’il en voit l’intérêt, il faut plutôt prendre cette fin pour ce qu’elle insuffle, c’est à dire croire en nos rêves et tout faire pour pouvoir réussir.

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Rédacteur ciné mais pas que, car il faut, au mépris du danger, toujours avancer vers l'inconnu.

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