Alita : Battle Angel

Critique de « Alita : Battle Angel » réalisé par Robert Rodriguez

Adaptation d’un célèbre manga des années 90, Alita : Battle Angel devait être initialement réalisé par James Cameron (Avatar, Titanic) mais c’est finalement Robert Rodriguez (Sin City, Une nuit en Enfer), metteur en scène au style singulier, qui s’accapare de cette fable de science-fiction à gros budget ! Cameron reste néanmoins producteur et scénariste.

Fable humaniste sous forme de SF

Alita : Battle Angel

Sources & Credits : allociné.fr

Ma note : 8 / 10

A voir si vous aimez : l’action en veux tu en voilà, la science-fiction, les belles morales.

A éviter si vous n’aimez pas : les blockbusters, les effets spéciaux à la pelle, les sagas…

Avec Rosa Salazar (Bird Box), Christoph Waltz (Downsizing), Jennifer Connelly (American Pastoral), Mahershala Ali (Green Book),…

300 ans après l’effondrement de notre ère, en 2563, la ville d’Iron City est infestée par le crime tandis que Zalem, ville luxueuse, la surplombe. Dans la décharge de cette dernière, un médecin fait la découverte d’une cyborg dans un piteux état. Lorsqu’elle est ramenée à la vie, elle ne se souvient plus de rien. Ce n’est qu’en affrontant la délinquance de la ville qu’elle retrouvera la mémoire et arrivera ainsi à savoir quelle était sa mission…

 

 

Gros yeux, gros budget…

Tout d’abord, il faut savoir que c’est sans connaitre le manga d’origine que je suis allé voir le film de Robert Rodriguez. Alita n’a rien d’insolite quand on regarde bien. Mais le rythme virevoltant, ainsi que les questionnements sur la nature profonde de l’être, en font un divertissement trépident et complet ! Bien que le scénario n’apporte rien de nouveau au genre, cet univers hybride nous emporte via une mise en scène dynamique et sans pitié ! De celui-ci découle une réelle identité, un charisme brillant qui transforme ce blockbuster passe-partout en fable apocalyptique maligne.

Visuellement accrocheuse et époustouflante, cette adaptation est une quête d’identité émouvante d’une héroïne mi-humaine mi-droïde au sein d’une ville où la délinquance grouille. Ici, la violence semble être le seul moyen d’imposer son pouvoir et la tolérance se fait de plus en plus rare. La richesse émotionnelle de l’héroïne, à l’instar d’un Pinocchio futuriste crédule qui découvre l’obscurité du monde avec toute sa candeur, constitue tout l’enjeu de ce film d’action à la morale cruciale.

Alita : Battle Angel

Sources & Credits : allociné.fr

Rosa Salazar, à mes yeux inconnue, s’avère être une véritable révélation entre simplicité et hors-du-commun. Elle devient un excellent vecteur d’émotions et de questionnements universels : qui suis-je ? Quel est mon but dans ce monde ? Pourquoi j’existe ?…

Le début d’une grande saga ?

Alita : Battle Angel, sous ses apparences trompeuses, a tout d’un grand film. Entre scènes de baston, histoire d’amour impossible, héroïne à la personnalité criante d’humanité, chacun y trouve son intérêt sans jamais s’ennuyer. D’autant plus qu’on a le droit à une scène de Motorball, sport du futur qui rappelle la mythique course de l’épisode I de Star Wars. Un passage, qui, avec du temps, deviendra probablement tout aussi anthologique.

Pour ma part, je me suis surpris à dévorer cette adaptation de manga sans voir le temps passer. Et moi qui ai tendance à pester sur les fins ouvertes, le film m’a donné l’eau à la bouche sans pour autant lever le mystère bêtement sur toute son intrigue. C’est avec une certaine hâte que j’attends donc la suite et ça fait longtemps qu’un blockbuster ne m’a pas fait cet effet, je peux vous le garantir !

Si Alita : Battle Angel remportait un prix ?

Meilleur film de science-fiction ? Par contre, je ne m’avance pas sur l’adaptation du manga qui semble avoir déçu grand nombre de fans du manga d’origine… 

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