Castlevania

Castlevania Saison 1&2 : Un chasseur, un vampire et une prêcheuse contre Dracula !

Netflix a fait une adaptation du jeu Castlevania en série animée. Après une première saison bien courte, voyons ce qu’il se passe quand on rentre dans le vif du sujet, avec la saison 2 !

La première saison de Castlevania avait de quoi mettre l’eau à la bouche. Animations choyées, musiques prenantes et décors sublimes, on ne pouvait qu’en redemander. En revanche, ce que l’on pouvait deviner, c’est que cette première saison, ne comportant que 4 épisodes, servait d’introduction (comme le signale Ermite Moderne). Une introduction pour une saison 2, vivement attendue. Et maintenant que celle-ci est arrivée, est-elle à la hauteur ? C’est ce que nous allons voir, pour ma part en tant que non-connaisseuse de la série de jeux originale.

Trois compagnons pour vaincre le plus puissant des vampires

L’histoire nous emmène vers trois personnages, qui ne sont pas forcément faits pour s’entendre, mais chez lesquels nous trouvons des ressemblances. Nous avons tout d’abord Trevor Belmont, dernier descendant d’une lignée de chasseurs de monstres. Excommunié, banni de la communauté, il a cependant trouvé la détermination de vouloir à nouveau défendre ces gens qui l’ont jadis rejeté, lui et toute sa famille.

Nous avons ensuite Sypha Belnades, prêcheuse aux multiples talents. Bien qu’effrayée par cette aventure et sa séparation avec sa famille, elle est bien décidée à aider ces gens qui sont en danger. Véritable ennemie de l’église, son usage de la magie impressionne et semble sans limite.

Et enfin, le petit dernier de la bande, Alucard, fils de Dracula en personne. Noble et plein de grâce, la force du destin va faire de lui un coéquipier de ces deux humains. Son pouvoir n’égale pas celui de son père, mais il reste extrêmement puissant. Du genre calme et à la fois taquin, il ne loupe pas une occasion de lancer une pique.

Bien que la cohabitation ne soit pas facile, surtout entre Trevor et Alucard, tous trois convergent vers un objectif commun : la mort de Dracula.

Une série animée violente

Bien qu’excellente, la série ne peut convenir à tout le monde. En effet, le choix de l’animation a fait pencher la série dans le gore. Rien n’est caché, dissimulé, tout est ouvertement montré. Interdit aux moins de 18 ans et à juste titre, préparez vous à voir du sang, des entrailles, des intestins et des membres qui tombent à chaque épisode.

La série aurait pourtant pu cacher tout cela. Les bruits sont extrêmement suggestifs et expriment la situation par eux-même. L’anime fait parfois preuve de violence peut-être un peu trop gratuite, de scènes qui s’éternisent sur les membres arrachés, coupés, enfoncés.

Mais hormis cela, l’anime fait aussi preuve de violence nécessaire. Dès les premiers épisodes de la saison 1, on nous avertit : la réalité va être dévoilée, sous son plus mauvais jour. En plus des tueries, il est question de bon sens : vomir en voyant un cadavre une première fois, en se faisant un peu trop frapper au ventre… Prenant un style clairement trash, l’anime montre ce genre de scènes, qui sont esquivées dans la plupart des séries qui se veulent ainsi tout public.

Un scénario basique mais efficace

Le scénario ne brille pas de part son originalité, mais il reste efficace. Et si la trame scénaristique reste prévisible dans son ensemble pour quiconque a déjà vu ce genre d’histoires, le développement des personnages va faire de cette série un petit bijou.

Les personnages sont développés juste comme il faut. Ralentissant parfois l’intrigue, celle-ci repart cependant au galop une fois un flash-back du passé clôt. Nous n’avons pas affaire à une simple histoire où nous avons un méchant tout de noir vêtu et des gentils qui vont devoir le battre. Dracula est extrêmement nuancé, et, à part quelques camps qui vont se former, difficile de dire quel camp est définitivement l’ennemi. Les humains, ou les vampires ? Si les vampires veulent effectivement anéantir la race humaine, les humains ne sont pas en reste de part les horreurs qu’ils commettent. Dracula est un antagoniste que l’on craint, mais pour qui on éprouve également de la compassion. Il n’est pas cruel en soi, ne veut pas de bain de sang. C’est un grand méchant las de toute chose, qui ne souhaite au fond que trouver la paix.

Les personnages connaissent quasiment tous ce genre de combat intérieur. Si Sypha est toute décidée, Trevor est plus hésitant, vis-à-vis du traitement qu’il a reçu. De même, malgré sa détermination, difficile pour Alucard d’être pleinement conscient et volontaire à tuer son père. Ces deux hommes se détestent d’autant plus que tout deux se ressemblent énormément, caractériellement parlant. Leur vie n’aura pas été rose, et tout deux restent encore des enfants dans un corps d’adulte.

Des antagonistes qui ne sont pas en reste

Si nous pouvons parler du développement de nos héros sans crainte, il en va de même pour les antagonistes. Ceux-ci sont extrêmement différents, avec des objectifs parfois clairs, parfois éternellement indéfinis. Si les premiers antagonistes semblent être d’un côté Dracula, et de l’autre l’évêque, ces deux-là vont vite faire place à bien d’autres personnalités.

Parmi les vampires, nous aurons d’éternels excités, d’autres calmes, d’autres calculateurs, d’autres dévoués. Mais un point commun entre tous : le doute. Ce doute va s’immiscer entre les rangs avec l’arrivée d’une antagoniste de taille : Carmilla. Ce personnage, froid et manipulateur, va directement faire réagir tous les autres. Alors que le doute va persister et s’étendre, la trahison va devenir une idée qui ne parait plus si folle. Deux camps vont se créer, et, pour les symboliser, quoi de mieux que deux antagonistes un peu particulier…

Hector et Isaac, les deux humains parmi les vampires. Bénéficiant d’un traitement particulier de la part de Dracula, leur « humanité » va faire d’eux les piliers des ennemis. Leur arrivée est parfaitement limpide et logique, leurs troubles comportementaux finement exploités… Et si l’un reste parfaitement fidèle, l’autre va lui aussi sombrer dans le doute et le camp de la révolte.

La série en général

Finement travaillées, beaucoup d’internautes sont tombés en admiration devant les techniques d’animation. Profitant de couleurs sublimes sur des décors détaillés, le style graphique en fera effectivement sombrer plus d’un. Si certaines scènes, d’actions ou du quotidien, sont parfaitement rythmées, on peut cependant peut-être reprocher un certain ralentissement dans certaines scènes d’actions, qui auraient peut-être mérité un peu plus de nervosité.

Côté doublage français, rien à redire. Les voix collent, n’ont rien de choquantes. L’émotion y est, les interactions sont bien menées. Les acteurs vont de paire avec leurs personnages. En clair, les choix sont judicieux et largement approuvés. Seules certaines paroles auraient peut-être méritées d’être un peu plus travaillées, manquant parfois d’émotion ou de force. Mais le doublage dans son intégralité est extrêmement positif, seules quelques faiblesses se dévoilant.

Enfin, on peut reprocher à cette deuxième saison un manque d’épisodes. Si le début était parfaitement établi, la fin est cependant bien accélérée, et il persiste une impression que certaines scènes auraient dû bénéficier de plus de temps. Des scènes importantes, comme le combat final, mais également cette relation quasiment naissante entre Dracula et son fils, Alucard.

Qu’attendre de la saison 3 de Castlevania ?

Bien sûr, avec la fin de la deuxième saison, il paraissait évident que la série avait besoin d’une troisième. Et ainsi, comme prévu, elle a été annoncée pour 2019. Elle devrait être composée de 10 épisodes.

Ici, il ne sera plus question de Dracula, mais de bien d’autres camps. La série s’est éparpillée en divers endroits, et il parait évident de se questionner sur la manière dont tout va être géré. D’un côté nous avons le début d’une armée dans le désert, de l’autre un autre camp en pleine ville… Et entre les deux, l’humanité, que Sypha et Trevor sont toujours décidés à protéger. Reste à savoir si le camp de Carmilla et Isaac vont être amenés à se croiser, et si oui, quelle sera l’étendue des dégâts. Trevor et Sypha seront-ils au milieu de ces querelles ? Hector parviendra t-il a agir de son côté, lui dont le sort semble bien sombre ? Et Alucard dans tout ça, va t-il vraiment rester bien sagement dans cette demeure, où il est en quelques sortes laissé de côté, seul, avec pour seule compagnie ses fantômes du passé ?

En tant qu’ignorante au sujet des jeux vidéos de Castlevania, je ne peux rester qu’admirative devant cette série. Si l’adaptation est fidèle à l’univers, alors je suis convaincue que Castlevania est un excellent jeu vidéo, ne serait-ce que pour ce scénario et ces personnages qui sont si élaborés. Et vous, si vous ne connaissiez pas, cela vous donne t-il autant envie que moi de s’intéresser aux différents jeux de la franchise ? Et sinon, avez-vous d’autres attentes pour la saison 3 ?

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EiramMug, rédactrice MugMoi, pour vous servir !

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